Telliano-Paul Moussa Diawara : guerre larvée !

 Entre le RDIG et Paul Moussa Diawara, leader du MDP ce n’est vraiment pas le parfait amour. Le patron de l’OGP a déclaré sur des ondes que nombreuses démissions ont eu lieu au sein du RDIG au profit du parti au pouvoir qu’il sert. Si avant, PMD était le chargé de communication du RDIG, aujourd’hui, celui devenu patron de l’OGP, se tourne contre son ancien parti. Mais, Jean-Marc Telliano ne veut pas se laisser marcher dessus.

«Moi, je n’aime pas parler. Mais quand je commence, tout ce qui est caché,  je le dis. Paul Moussa n’est pas mon égal. Mon égal c’est Alpha Condé. C’est avec lui que je parle. Il est leader comme moi. Je n’échange pas avec des opportunistes qui cherchent des postes; un petit directeur qui peut quitter son poste d’ici au mois de décembre 2015 », réagira l’ancien allié d’Alpha Condé.

 Telliano estime que le pouvoir cherche encore à le coopter. Mais, selon toute vraisemblance, le leader du RDIG n’en veut pas. « Moi, je suis RDIG, mais Alpha Condé a tout fait Cellou est là, c’est mon témoin. Mais avant de les recevoir j’appelle Cellou et Sidya pour leur dire qu’il y a une délégation d’Alpha qui vient. Moi, j’ai une caméra de surveillance. Tout ce qu’on parle, c’est enregistré. Ils ont fait plus de 10 voyages. Tous les gens qui m’avaient renié, les Nantou Chérif, Diané, Kaba, Baro, je leur ai dit: non ! La fois pour le gouvernement d’union nationale, je leur ai dit : je n’en veux pas. Moi, j’ai le coeur (en or). Je pouvais continuer à être ministre, mais j’ai refusé, parce qu’il fallait fusionner. Moi, j’ai des histoires avec le président de la République parce que quand j’ai voulu organiser la campagne agricole à Dalaba, il a dit: non!, que les peulhs ne sont pas avec lui.  Je lui ai dit que je suis désolé : vous êtes le président de tous les guinéens (…). Mais en 2015 on va sortir beaucoup de choses. Moi, je reste ferme sur ma décision. Je suis l’allié privilégié de l’UFDG, je ne quitterai pas. Je ne sais pas ce qui va se passer, mais Alpha quittera en 2015. Ça sera un sursaut national. J’étais à New York, aux Nations Unies, au Quai d’Orsay parce que nous savons là où ça se prépare. Il s’en ira!»

 On attend de voir.

Jeanne FOFANA, www.kababachir.com

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