Tension politique à Conakry : l’opinion publique invite les politiques au calme !

Depuis des semaines maintenant  la guinée est plongée dans une série de manifestations incessantes et multiformes. C’est dans ce contexte, que l’opposition républicaine a enterré la semaine passée, la 100ème victime tombée sous le coup de ces manifestations. Sensible à cette situation, quelques citoyens, à Kankan se sont exprimés ce samedi 10 novembre 2018. 

Suite à la journée ville morte appelée par le chef de fil de l’opposition, Cellou Dalein Diallo, 2 jeunes militants ont encore perdu leurs vies. Rallongeant ainsi la liste des victimes à 102 depuis 2011. A Kankan des citoyens sont d’autant plus préoccupés par cette réalité.

Oumar Bamba, rencontré dans un bar café au quartier Korialen, s’est exprimé en ces termes. « Marché, c’est un droit constitutionnel pour les opposants. Mais un Etat de droit aussi a ses obligations. Chaque fois qu’il y a manifestation chez nous, on tue des innocents ou on s’en prend à leurs biens. C’est vraiment dommage. Ce sont des jeunes qui meurent le plus souvent sans avoir même fondé un foyer. Alors dans les pays voisins on voit des progrès et la jeunesse espère, chez nous c’est tout le contraire». A-t-il déploré.    

Amadou Barry, jeune prestataire de service informatique, en appelle lui,  à la responsabilité de nos politiques.

« Ce qu’il faut dans ce pays, c’est la prise de consciences des hommes politiques. On sait que  ce n’est pas pour demain, mais il faut qu’on comprenne une bonne fois, aussi longtemps que ces hommes politiques ne prendront pas leurs responsabilités, on continuera à vivre ces atrocités dans notre pays.  Poursuivant, Il s’adresse en ces termes à ses paires. « A la jeunesse, qu’on soit de la mouvance ou de l’opposition, on doit savoir qu’on est tous guinéens avant tout. On souffre tout de même des problèmes. Alors quelques soit notre origine ou notre ethnie, on doit nous battre pour une vie meilleure »…                                                     

A préciser toutefois que les manifestations politiques se suivent leur cours, chaque jour à Conakry sous les auspices du chef de fil de l’opposition, Cellou Dalein qui pour le moment n’entend pas freiner la machine.

Ibrahim Diallo, correspondant www.kababachir.com, à Kankan

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