Tibou Kamara, l’autre oublié de l’opposition dite républicaine

L’ancien ministre secrétaire général à la présidence est l’une des victimes les plus illustres de  » l’injustice » qui sévit en Guinée sous la présidence  » liberticide » du  » professeur » Alpha Condé.

Curieusement, personne ne fait allusion à son cas. Y compris l’opposition radicale pour laquelle il se bat corps et âme. Même l’ Union des Forces démocratiques de Guinée, dont le président est son ami, brille par son silence assourdissant sur l’affaire Tibou Kamara.

Brillant, talentueux, jeune, considéré par de fins connaisseurs comme l’étoile montante de la politique en Guinée ou comme une bête politique en puissance, Tibou Kamara est persona non grata en Guinée depuis l’arrivée d’Alpha Condé aux commandes de la Guinée, fin décembre 2010.

Pour des raisons difficiles à expliquer, Alpha Condé avait tenté, sans succès, d’empêcher le jeune Tibou Kamara de quitter la Guinée dès qu’il a pris le pouvoir. Il avait fallu l’intervention de quelques militaires, encore fidèles aux anciens dignitaires de la transition, pour exfiltrer l’ancien ministre d’ état secrétaire général à la présidence.

Juste après le présumé attentat manqué de Kipé qui aurait visé Alpha Condé en juillet 2011, le président se précipite, monte au créneau et cite nommément le même Tibou Kamara comme étant l’un des  » commanditaires » de la présumée attaque.

Malheureusement pour Alpha Condé, tout au long du procès fleuve dans l’affaire du 19 juillet, aucun prévenu ne citera le nom de Tibou Kamara à la barre. Un véritable désaveu, un camouflet pour le chef de l’ Etat et ses courtisans.

Malgré tout, Tibou Kamara est toujours condamné à l’exil. Il subit de plein fouet une injustice qui ne dit pas son nom. L’opposition qu’il défend souvent lors de ses sorties fracassantes dans les médias tarde encore à lui renvoyer l’ascenseur.

Cellou Dalein Diallo n’en parle pas. Il n’en parle jamais de toutes les façons. Encore moins ses proches ou les autres leaders de l’opposition.

Et si les opposants exigeaient aussi, dans leur dialogue stérile avec le régime, le retour sans condition de tous ceux que l’administration Condé a exilé de façon injuste ?

Vivement l’avènement de la justice en Guinée.

 

Par Thierno Yimbering Diallo

http://nouvelledeguinee.com

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