Transparence aux Marchés publics : Alpha Condé omet-il l’ARMP ?

Faut-il en rire ou en pleurer ? Alpha Condé demande à son gouvernement, notamment à la ministre de l’Economie et des Finances de tenir compte de toutes les recommandations faites par la Banque mondiale suite à l’audit réalisé en 2015. Il a également insisté pour que le gouvernement poursuivre les réformes destinées à optimiser, sécuriser et rendre encore plus transparent le processus de passation des marchés publics et l’organisation des services financiers au sein des ministères.

Le premier à contourner le Code des marchés publics, Alpha Condé, le couteau à la gorge fait comme le voleur qui crie au voleur. Il viole sans discontinuer, les dispositions réglementaires des marchés publics, en octroyant des marchés à des proches, amis. Il protège sans cesse ses proches ou supposés comme tels qui sont en train de tuer la passation (Direction nationale des marchés publics), le contrôle (administration et contrôle des grands projets et marchés publics) et la régulation des marchés publics (ARMP).

Si au niveau de la passation, Alpha Condé a instruit les départements concernés de procéder à des enquêtes afin de déceler les véritables propriétaires des entreprises passant des marchés avec les entités publiques, au niveau du Contrôle, on procède à des modifications de décrets pour une meilleure absorption des finex ; en revanche, au niveau de la régulation (ARMP) que gère à sa guise, un certain Jonas MukambaKadiata Diallo, il y a urgence d’y faire une halte. Cela, suite à des dénonciations (de cadres chassés de la boîte) sans cesse répétées mais sans jamais en être prises en compte. Par simple complaisance et déni. Des révélations qui devraient pour autant pousser l’Inspection d’Etat d’y aller faire un tour, cette fois-ci, trèssérieux. Loin d’une simple promenade comme ce fut le cas récemment.

 

Là-bas, selon des sources concordantes, confirmées par une de nos visites inopinées, c’est le bazar, le maître des lieux disparait souvent sans laisser d’intérim. Parfois jusqu’à 6 semaines. Comble du bazar voulu, il se fend, le 31 août et avec la complicité de certains lieutenants déloyaux de Curtis, le DG déchu, une lettre circulaire pour, tenez-vous bien, parler d’absences non autorisées, d’horaires de travail, d’émargements. « Toute absence non justifiée équivaut à une démission et sera sanctionnée conformément au règlement intérieur », peut-on lire sur la honteuse circulaire.

Pendant ce temps, le personnel est sans contrat, certains voient de l’argent dans leur compte à chaque mois. Mais sans bulletin de salaire, ce, depuis près de deux ans. Pas la moindre attestation de travail. Chacun s’y accommode, à son corps défendant. Certainement, faute de mieux. Pourtant, de l’avis de certains cadres indésirables, jetés dehors, les contrats signés sous Curtis, validés par l’Inspection du travail et de l’AGUIPE restent d’actualité, mais dont le DG actuel en a fait des mouchoirs de toilette. La pétaudière financière et administrative n’a donc rien de commun. Près de deux ans, les mêmes causes produisent les mêmes effets. Le Conseil de régulation souillé par une affaire de corruption ayant d’ailleurs provoqué le licenciement de cadres et jouant le rôle de CA est l’ombre de lui-même face à la décadence, voire la déconfiture de l’Institution et la déchéance de ce qui reste comme personnel. Un personnel résigné, qui navigue à vue !

La transparence voulue aujourd’hui par Alpha Condé devrait passer aussi par-là. Du moins, si ce n’est pas une transparence de façade pour exciter les bailleurs de fonds dont l’une des exigences est de faire fonctionner, à plein régime l’ARMP, structure qui s’occupe entre autres de la régulation des marchés publics. Mais aujourd’hui, cette ARMP est devenue une structure atomisée, étouffée, malmenée, houspillée, éreintée, pulvérisée, etc. et jetée aux orties. Vue de loin, vue dedans. Et pourtant, des millions GNF y sont brassés périodiquement et dépensés selon l’humeur du maître des lieux. Avec, nous apprend-on, peu d’orthodoxie financière. Le manque de bulletin de salaire en est une preuve palpable. Aux trousses de l’ARMP, messieurs les Inspecteurs d’Etat !

 

Nous y reviendrons.

 

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

 

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