Transport public : à quand une société pour la mobilité des citoyens ?

Le transport urbain est un problème entier en Guinée. Depuis la disparition de la SOGETRAG, l’Etat s’essaie mais ne réussit toujours pas, à cause du manque d’expertise en la matière mais surtout du manque de patriotisme de la partie guinéenne. Après la mort de la SOGUITRANS, de la SOTRAGUI, la Guinée est sans bus.

« Bon nombre de sociétés ont été créées en vain et à mon arrivée au département des transports, j’ai demandé à l’Etat d’accepter de libérer un peu de place pour le privé. Nous allons essayer le privé et heureusement j’ai été écouté par l’état. J’ai donc pris attache avec la société City bus du Maroc, pour venir aider à relever la SOTRAGUI moribonde », déclare OyéGuilavogui, ministre des Transports. Il rappelle qu’il y’a 4 ans, la Guinée a bénéficié de 100 bus de la Chine qui se sont ajoutés à 50 autres déjà sur place mais, à la date du jour, seulement quatre bus sont en état de circuler. Pour toutes ces raisons, poursuit le ministre des Transports, nous avons sollicité le concours de privés pour aider à organiser nos transports.

C’est ainsi que « Les premiers contacts avec City bus ont été très fructueux ; ils ont monté un nouveau schéma de la ville de Conakry, projeté à la Primature devant plusieurs ministres qui ont tous apprécié. Dans ce processus, l’Etat devait donner 50 bus (on venait de recevoir un don de la Turquie), qui s’ajoutaient aux 150 bus des marocains. »

Sauf que l’Etat n’est toujours pas capable de trouver des bus neufs, comme convenu avec les partenaires. « Il y a donc eu blocage à ce niveau. Il a fallu de longues négociations pour faire accepter aux marocains les bus d’occasion. L’état des routes ne permet pas de faire rouler des bus articulés, porteurs de caméra. Durant les neuf mois que durèrent les négociations, la Sotragui mourrait tout tranquillement », se lamente Oyé Guilavogui.

S’agissant des donc turcs avec les 50 bus il est question de trouver une expertise. A ce jour, si l’on en croit au ministre-menteur, les études ont commencé sur le terrain, pendant qu’on négociait avec les Marocains. Les Turcs seraient donc prêts à venir épauler l’Etat guinéen.

Attendons de voir, après tout, c’est Oyé qui annonce.

Jeanne Fofana, Kababachir.com

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.