Triple viol à Labé : les deux gendarmes présumés transférés à la prison civile

Deux gendarmes de l’escadron mobile numéro 8 de Labé sont accusés  d’avoir  violé  une fille mineure de 13 ans il y a  de cela une semaine.  Dès l’éclatement de cette sale affaire sur les ondes  de nos confrères de Radio Espace Foutah, l’élève gendarme  Pépé Koulemou et  l’adjudant-chef Mohamed Lamine Sanoh  ont été interpellés et conduits au camp Elhadj Oumar Tall de Labé, situé à environ 7 kilomètres du centre urbain.

Voyant une sorte de violation de la procédure judiciaire engagée, Idrissa Sampiring Diallo, président de la section régionale de l’OGDH de Labé avait monté au créneau pour demander leur transfèrement à la maison centrale  au quartier Kouroula.  Dans son indignation, l’activiste des droits de l’Homme avait martèle qu’ «  une garnison militaire est un centre de détention illégale, et pire ces derniers sont poursuivis pour une infraction de droit commun ».

Selon des informations rapportées par la société civile de Labé qui suit le dossier, les deux  gendarmes présumés violeurs  ont été transférés à la prison civile de Labé en début de semaine.  À l’en croire, le nouveau procureur  de la République du TPI de Labé a déjà  entamé  son travail.

Quant à la jeune fille Laouratou Diallo qui affirme avoir  subi le triple viol dont celui de son oncle qui serait en fuite, se trouve  présentement dans les mains de l’ONG Sabou Guinée qui s’occupe des enfants vulnérables et maltraités.

Enfin, la société civile de Labé compte soutenir la petite fille en l’aidant à avoir   à ses côtés  un avocat pour suivre l’évolution du dossier.

 Sally Bilaly Sow, correspondant kababachir.com à Labé

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