Tueries à Wanindara : Une justice à deux vitesses ?

Après l’annonce par le Procureur de la République de l’ouverture d’une enquête, sur la mort du policier et deux jeunes à Wanindara, la machine judiciaire est enclenchée pour retrouver les auteurs du meurtre du policier. Déjà, 25 citoyens interpellés à Wanindara par police ont été présentés mardi à la presse.

 Parmi ces personnes interpellées et présentées à la presse avec des armes blanches, sans visage découvert, figurent une femme et vieux muezzin. Tous les prévenus ont nié en bloc les faits qui les sont reprochés.

Malgré tout, les agents de la police judiciaire estiment qu’il reviendra à la justice de prouver qui est coupable, qui ne l’ai pas. Toute chose qui émet un doute quand à la sincérité de la commission d’enquête de faire toute la lumière sur ce meurtre de ce policier.

Interrogée par notre rédaction, une source proche des familles des victimes a indiqué à Kababachir.com que la femme présentée à la presse comme une personne ayant pris part à la bastonnade qui a conduit à la mort du policier, est une veuve, résidente au quartier Carrière, qui aurait été arrêtée pendant qu’elle était partie présenter  les condoléances à la famille de l’un des jeunes tués par balle à Wanindara.

Pendant ce temps, aucune arrestation dans les rangs des hommes en uniformes encore moins des informations sur la mort présumée des deux jeunes tués par balle mardi soir à Wanindara. A quoi joue la justice guinéenne ?

Si le policier a reçu tous les honneurs dus à son rang, les deux jeunes tués par balle, méritent également que justice leur soit rendue.

Alors qu’on accuse des bérets rouges de l’armée guinéenne d’être à l’origine de ce double meurtre,  aucune procédure judiciaire n’a été engagée contre un quelconque homme en uniforme.

Et le pire, la Haute Autorité de Communication (HAC), a décidé d’annuler l’accréditation du journaliste ,  Mouctar Bah, correspondant de RFI et de l’AFP en Guinée, pour avoir déclaré dans son reportage, que les jeunes tués à Wanindara n’étaient pas des manifestants. Ils revenaient de la prière, lorsqu’ils ont été tués à bout portant pendant qu’ils partaient suivre un match de football de la Ligue Européenne de football.

Ibrahima Sory Camara, www.kababachir.com

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  1. bateka dit

    Qu’attendiez vous du Prof oposant historique devenu president?
    Qu’il mette la justice guineennne au service de tous les guineens sans discrimination?
    Vous connaissez mal notre Prof president.
    Si le Prof president s#insurge ce n’est par ce que plus 100 jeunes ont etes sauvagement abbatus par balle depuis son premier serment, mais plutot par ce que un policier est mort alors qu#il executait ses ordres
    Aviez vous jamais entendu le Procureur de la République ? Saviez vous meme qu#il a un Procureur de la République ?
    Maintenant vous le savez
    Que Dieu sauve la guinee
    AMEN

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