UFDG, une base régionale : la maladroite nuance d’un cadre du parti

C’est connu, c’est admis : toutes les formations politiques du pays sont d’abord bâties sur l’appartenance régionale. Du moins, les deux grosses formations politiques où les traits sont beaucoup plus marqués. Il n y a point de mal en cela si le tissu social est sauvegardé. Le RPG et autres militants de la 25è heures estampillent le parti de Dalein comme étant celui de sa communauté. Un député de l’UFDG est d’ailleurs allé plus loin évoquant la marche du 2 août.

Alors que les plaies ne se sont même pas cicatrisées, Chérif Bah fait une bourde, en tentant une maladroite nuance. « L’UFDG bien qu’il ait une base régionale mais aujourd’hui, c’est un parti national. » Le simple fait de faire de telle déclaration au même moment que l’évocation des 900 Peulhs cristallise les clivages et fait redouter une certaine escalade dans les jours et années à venir.Pour Chérif Bah,  quand le président Alpha Condé dit le parti victorieux : c’est-à-dire le RPG arc-en-ciel doit garnir l’administration. En fait, il nous renvoie à ce qu’on a connu le parti État. C’est-à-dire que le parti et ses partisans dans l’administration.

Pour le vice-président de l’UFDG, « On a commencé par exclure tous ceux qui avaient un nom semblable à celui de l’opposant et plus tard, ils ont perdu leurs postes de 2 manières : soit par la hiérarchie, tu es chef de section ou directeur tu tombes (….) ou alors carrément, tu perds le poste. Ceci est arrivé. Et puisque, l’opposant principal appartient à une région. Les conséquences, les militants de l’UFDG ont été exclus. Beaucoup d’entre eux ont été exclus. » Et pourtant, « Nous, nous voulons une administration pour servir les citoyens, qui accompagne le développement de ce pays. »

Aujourd’hui, constate-t-il, l’administration n’est pas cela.

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

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