Un frustré du RPG explique comment le parti a perdu la Mairie de Matoto

« Le RPG a récolté ce qu’il a semé. C’est extraordinaire qu’un parti au pouvoir, un parti très vieux, c’est –à-dire des personnes politiquement très compétents, soient dans l’incapacité de choisir des têtes de listes.». Ces propos sont

d’Ousmane Dady Camara, candidat sur la liste du RPG-Arc-ciel dans la commune de Matoto, qui dit avoir pris ses distances avec le parti au pouvoir.

Pour ce frustré du RPG, la première erreur du parti est partie du choix de la liste, parce que, explique-t-il, « Le RPG a des cadres compétents (…) la personne de Tos est minime. Il y a une division à l’interne. Vous verrez qu’il y a beaucoup qui sont passés qui n’étaient pas dans la salle. Ils ont créé une commission électorale. A l’intérieur de la commission, on a créé un comité d’appui aux élections pour chaque circonscription. Qu’est ce qui s’est passé ? La commission devait appeler les 45 personnes qui étaient sur la liste pour les faire passer un à un pour voir leur moralité, leur capacité de mobilisation pour développer la Commune et le parti. Cela n’a pas été fait, ils se sont justes limités au copinage », regrette-il.

A part Tos Camara, ajoute-t-il, « à Matoto, moi j’étais tête de liste. Les gens qui ont vu cette liste, ils m’ont ramené 3ème sur la liste. Après encore, il y a d’autres qui sont venus, ils ont dit non il faut l’amener encore à fermer la porte, 33ème. Je dis écoutez, moi j’ai un projet de développement pour ma commune et pour le parti. Je ne vais pas m’asseoir vous regarder et comptabilité l’acte que vous vous  avez commis. Donc moi je les ai dis clairement, je n’en veux pas, j’ai préféré m’éloigner », explique-t-il au micro de nos confrères d’Espace fm dans l’émission « les Grandes Gueules ».

Et Ousmane Dady Camara de poursuivre, « Le bureau politique, ils m’ont appelé quand j’ai refusé de signer. Ils m’ont dit que je suis sur haut parler devant Dr Mohamed Diané et d’autres. Je dis que je sois sur haut parler ou pas, je ne signe pas ce document. Et je dis si on part comme ça, attendons nous à un résultat négatif. C’est ce qui est arrivé ».

S’adressant  au Chef de l’Etat en personne, M. Camara, estime qu’une restructuration du parti au pouvoir s’avère nécessaire, voire même indispensable pour faire face aux enjeux des prochaines  consultations électorales.

Ibrahima Sory Camara, www.kababachir.com

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