«Un sentiment d’insatisfaction » de Bah Oury sur les 100 jours de Don Kass

Kassory Fofana vient de franchir le cap des cent jours de gestion de la Primature. Le bilan est diversement interprété. Tant au niveau des leaders politiques, les acteurs sociaux qu’au niveau des leaders politiques.

Pour sa part, Bah Oury éprouve « un sentiment d’insatisfaction » de ces 100 jours de gestion. En cause : « Le dialogue social qui aurait dû être la méthode de gouvernement n’a pas été efficacement utilisé. La Guinée aurait pu éviter plusieurs semaines d’affrontements syndicats-forces sociales et gouvernement au sujet de l’augmentation du prix du carburant. En fait ici, il y a eu un déficit notoire de pédagogie », estime l’ex vice-président de l’UFDG, dans un entretien qu’il a accordé à des confrères. Bah Oury ne se limite pas là. Il a par ailleurs évoqué des questions d’assainissement de la ville de Conakry qui, selon lui, relèvent de la gestion des communes.

Pour Bah Oury, « Le gouvernement doit à la fois assurer les allocations budgétaires de manière  décentralisée et définir une réelle politique de l’assainissement ; les quartiers et les communes s’occupant des opérations sur le terrain. En faire une activité gouvernementale régulière  est une erreur de mon point de vue. » L’ex vice-président de l’UFDG a par ailleurs rappelé que la mobilisation du pays tout entier pour faire face à la faiblesse des capacités de collecte de ressources pour alimenter le budget national manque de vigueur.

Et de conclure : « C’est un drame, car il est de notoriété publique que les difficultés aussi bien structurelles que conjoncturelles se situent au niveau de l’insuffisance des ressources. Ce gouvernement est né suite à une crispation sociale de vaste ampleur, il est donc important de mesurer le poids qu’il porte pour éviter une réédition des frondes sociales. »

Kassory en tirera les conséquences…

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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