Une délégation des sages du Foutah reçue chez Dalein

Alors que la tension politique reste vive à la veille de la nouvelle marche pacifique de l’opposition républicaine, prévue mardi sur l’autouroute Fidèle castro, une délégation des sages de la Moyenne Guinée conduite par El hadj Mamadou Bano Bah a été reçue lundi matin par le Chef de file de l’opposition guinéenne.

Cette délégation qui a séjourné à Kindia avant de rallier Conakry,  est porteuse d’un message de paix en cette période sensible de l’histoire de la Guinée.

« Si nous sommes venus, c’est pour livrer un message de paix. Sachant que c’est l’unité, l’entente, l’entraide qui peuvent amener cette paix. Ce qui nous préoccupe, c’est le maintien de la paix et l’entente entre les fils du pays. S’il y a la paix, il y a l’entente, chacun peut travailler en fonction de ce qu’il peut grâce à Dieu. Allah nous a créés pour qu’on s’aime entre nous. Que chacun évite de frustrer son voisin », a lancé le Khalife général du Foutah, qui avait à ses côtés, le grand imam de Labé, El hadj Badrou et d’autres nobles.

S’exprimant devant ses hôtes, Cellou Dalein Diallo a indiqué qu’il ne s’agit nullement d’un conflit ethnique, mais problème politique lié aux élections locales :

« Nous sommes en train de revendiquer la récupération des suffrages que le peuple a accordés à nos partis respectifs. Nous avons gagné dans les urnes, on a réduit nos scores dans les centralisations. Certains ont tendance à faire de ce conflit, un conflit ethnique. C’est déplorable ! Ce n’est pas un conflit ethnique, c’est un conflit politique. Il fallait que je leur explique l’origine du conflit. Du côté de l’UFDG nous leur avons dit que nous tenons à ce que l’accord du 08 août soit appliqué ou alors qu’on nous restitue les suffrages qui nous ont été volés », a déclaré le Chef de file de l’opposition guinéenne.

Cette rencontre intervient à la veille de la marche pacifique de l’opposition prévue mardi sur l’autoroute Fidèle Castro. Malgré son interdiction, l’opposition compte défier le pourvoir pour se faire entendre à nouveau dans la rue.

Ibrahima Sory Camara, www.kababachir.com

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