Vente de la Guinée : Alpha Condé cherche preneur

« La Guinée avait été oubliée sur le plan internationale. Quand le président Obama voyage, il cherche à faire vendre le Boeing. Quand le président Hollande voyage, il cherche à faire vendre les Rafales. Que ça plaise ou pas, je vais voyager pour vendre l’image de la Guinée. D’autres auraient préféré qu’on reste ici pour que la Guinée n’aille pas de l’avant. »

 Alpha Condé est un promeneur…solitaire. Un vendeur ambulant qui peine à trouver un preneur. Soit son produit est de piètre qualité, soit il est un mauvais agent marketing, soit l’itinéraire choisi n’est pas le sien. Seule évidence, depuis plus de six ans, les clients ne se bousculent pas au portillon Guinée : le tourisme, les ressources minières, l’agriculture, l’emploi jeune, les infrastructures, etc. rien n’attire. En tout cas, les caisses de l’Etat restent désespéramment vides. Les Trésor public, la Banque centrale, nulle part on ne se réjouie. Partout, on est à l’étroit.

En réalité, Alpha Condé voyage pour des choses absolument inutiles : fêtes d’indépendances de pays amis, investitures de présidents réélus avec des scores soviétiques, fora sans suite, etc.  Pourtant, quand on vend, c’est pour faire des recettes, du profit. Et Dalein Diallo a vu juste avec nos confrères : « On vend la Guinée en créant des routes viables, en assurant la sécurité des personnes et leurs biens. On vend la Guinée en créant un climat d’affaires susceptible d’attirer les investisseurs, en restant en Guinée et en réglant les problèmes d’assainissement, d’insécurité, de démocratie. Ce n’est en se promenant dans les avions, en allant participer à des cérémonies, à des conférences internationales. Ça ne vend pas la Guinée. »

Et Alpha Condé de se défendre : « Nous cherchons à assurer une meilleure condition pour garantir l’avenir des jeunes et des femmes. » Le résultat de cette quête se fait attendre, M. le Pr…Autant changer de produit ou de client. Dans la moindre mesure, rester tranquille et changer de vendeur. Quitte à consulter le PM Youla et ses technocrates qui peuplent le gouvernement.

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

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