Vers les états généraux de la sécurité routière

La Guinée devient-elle un pays aux états généraux dont les conclusions et recommandations finissent toujours dans les tiroirs poussiéreux des départements ? Ce à cela qu’on pense, au regard de la suite donnée aux autres états généraux : santé, éducation, justice, etc. Aucune recommandation n’est appliquée. Le gouvernement met le pied sur tout. Alpha Condé initie, le ministre organise et fait recommander, puis, ça ne sert à rien.

Aujourd’hui, c’est la sécurité routière qui est en vue. En effet, la semaine dernière, Me Kabelé Camara,  ministre de la Sécurité et de la Protectioncivile a fait le compte rendu relatif notamment aux travaux de la Commission Interministérielle sur les préparatifs des états généraux de la sécurité routière. Ces états généraux ont pour objectifde « compresser dans un seuil raisonnable, la fréquence et la gravité des accidents de la circulation routière en Guinée. »

Pour le ministre, à l’issue de la présentation des termes de référence élaborés sous l’égide de la Primature et transmis à la Présidence, les participants à la réunion des travaux du Comité interministériel ont été invités à se pencher sur les modalités d’organisation des états généraux de la sécurité routière autour des éléments suivants : la définition des  principales phases de l’organisation des états généraux, l’opportunité de conduire des consultations au niveau local, les thématiques sur lesquelles porteront les travaux, l’appui des partenaires techniques et financiers, les modalité de choix des membres du comité d’organisation et le chronogramme.

Il a rappelé au passage que les thématiques sont largement abordées dans l’article 2 de l’arrêté portant création du Comité Interministériel chargé de l’organisation des états généraux, à savoir : l’examen de la problématique de la mobilité dans la ville de Conakry, la mobilité interurbaine et urbaine, les travaux routiers, la sécurité et la circulation routière, le rôle des organes et des agents de l’Etat, l’actualisation du cadre institutionnel, légal et réglementaire ainsi que le renforcement des capacités opérationnelles des services de sécurité.La problématique de la gouvernance du secteur de la sécurité routière ainsi que la protection civile après accidents de la circulation ont été également intégrées.

Ces autres états généraux viennent allonger ceux déjà existants  et dont les recommandations dorment encore quelque part dans l’administration. Pourtant c’est de l’argent qu’on injecte dans l’organisation de ces dits travaux.

 

Que du gâchis !

 

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

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