Violences politiques : Amnesty international épingle les forces de sécurité guinéennes

Dans un rapport publié ce jeudi, Amnesty international accuse les forces de sécurité guinéennes d’avoir tué 3 personnes, en marge de l’élection présidentielle du 11 octobre dernier.

Les forces de sécurité ont tué au moins trois personnes – deux en leur tirant dans le dos et une en la battant à mort – à Conakry, la capitale guinéenne, lors d’échauffourées liées à l’élection présidentielle, a révélé Amnesty International jeudi 22 octobre.

« Des éléments montrent sans équivoque que des agents des forces de sécurité guinéennes ont tué ou blessé des civils sans arme. Rien ne peut justifier d’avoir tiré sur ces personnes ni de ne pas engager la responsabilité pénale des auteurs présumés des coups de feu, a déclaré François Patuel, spécialiste de l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International, qui se trouve actuellement à Conakry.

« Tant que les autorités toléreront que les forces de sécurité fassent usage d’armes à feu contre la population, il sera impossible d’instaurer un climat de confiance et de mettre fin aux violences électorales récurrentes en Guinée. » a rappelé cette ONG internationale de défense des droits humains.

Parmi les victimes, renseigne l’organisation de défense des droits de l’homme, figurent un chauffeur de 24 ans ; des gendarmes lui ont tiré dans le dos alors qu’il marchait en direction du domicile de son frère. Un gendarme a aussi abattu un charpentier de 20 ans, qui se trouvait de dos dans une allée et dont le corps a été abandonné dans une décharge. La troisième personne tuée est un étudiant de 20 ans, matraqué à mort par six policiers, rapport l’ONG de défense des droits de l’homme.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

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