Violences post-électorales : et si on avait écouté Dalein Diallo ?

Si on avait écouté Dalein Diallo au sortir de son bureau de vote, ce 4 février, on aurait pu épargner la Guinée de larmes, de désolation, de chasse au faciès dans certaines circonscriptions du pays. Mais, le message du chef de file de l’opposition est tombé dans des oreilles de sourds.

« J’invite également ceux qui sont sensés de diriger à tous les niveaux de quartiers de faire preuve de responsabilité, d’objectivité et qu’ils défendent les principes de transparence et d’équité pour que le meilleur gagne, pour que la vérité des urnes s’impose à tout le monde », avait-il lancé à la presse nationale.

Avant d’ajouter à l’attention de ses militants : « Je demande à mes militants de se mobiliser, à refuser la fraude. Nous ne souhaitons pas qu’il y ait de tentative de fraude. Nous ne pouvons pas nous battre pendant 7 ans pour obtenir les élections pour qu’elles se tiennent et que le suffrage des citoyens soit volé. Ce sera inacceptable cette fois-ci. Mais je pense que la sagesse va prévaloir aussi bien chez les organisateurs et chez les conspirateurs ».

Ce message de fermeté renouvelé au lendemain même du scrutin du dimanche a certes dissuadé les faiseurs de guerre à travers les urnes, mais aussi aux autres ministres et hauts cadres de l’Etat qui ont forcé pour s’inviter dans le processus électoral. C’est pourquoi, déjà habitués aux fraudes massives, le pouvoir, par le truchement de ces acteurs tente d’assommer l’UFDG. Il se trouve qu’aujourd’hui que Dalein, agneau hier est devenu tigre aujourd’hui dont la seule mission est de sauvegarder les votes issus des urnes. Cela a un prix. Et il le paie cash avec la crise postélectorale à Kindia, Kalinko et ailleurs.

Et plus la CENI garde les résultats, plus la tension monte et plus les risques d’implosion sont grands.

Jeanne Fofana, Kababachir.com

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