Visite technique automobile : que fait Oyé Guilavogui ?

Alpha Condé a sans cesse demandé aux ministres concernés par le secteur auto de se pencher sur la mise en place d’une société de visite technique automobile. Pas plus tard que le 18 octobre dernier, le président invitait Kalil Kaba et Oyé notamment à mettre en route un mécanisme de visite technique auto. A ce jour, rien n’est visible sur le terrain.

Le ministre des Transport pose le diagnostic et rappelle qu’il n y a pas de centres de contrôle technique automobile depuis une dizaine d’années, et la Guinée est devenue le dépotoir de toutes les poubelles roulantes qui encombrent l’Europe. Oyé Guilavogui qui a lui-même un parc automobile du côté de Kaloum et d’ailleurs sait certainement de quoi il parle. Selon lui, naguère, sur le terrain, une seule société avait le monopole. Et de rappeler : « Avec l’appui du chef de l’état et à la faveur des états généraux de la sécurité routière, nous avons finalement obtenu un décret du chef de l’état libéralisant cette activité, pour casser le monopole. Le décret a paru il y a quelques jours et nous sommes en train de monter le cahier des charges. Les agréments pour des entreprises postulantes sont déjà libérés pour l’exercice de cette activité. »

Récemment, au cours d’une interview accordée au bulletin d’information du gouvernement, le ministre la Sécurité et de la Protection civile est revenu sur   la mise en place d’un centre de visite technique, puisque depuis plus d’une décennie maintenant, l’absence de centre de visite technique est la cause de plusieurs accidents de circulation. Me Kabelè Camara déclare que  l’installation d’un centre de visite technique est une nécessité, pour contribuer  à réduire  les causes d’accident de circulation liées aux défauts  mécaniques des véhicules.

« Ce secteur doit être libéralisé pour couvrir efficacement l’ensemble du parc automobile  et avant ce gouvernement,  il y’ avait eu un accord signé avec un opérateur guinéen  et cet accord  a malheureusement eu des défaillances. Il faut donc accepter la concurrence dans le secteur pour de multiples raisons », se lâche-t-il, prouvant qu’il ne pourra rien faire pour endiguer les accidents multiples que les routes cabossées de la Guinée enregistrent tous les jours.

Jeanne Fofana, Kababachir.com

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