Voici la Bugatti Divo, la Chiron de l’extrême !

Avec la Divo, Bugatti s’est mis à la chasse aux virages. Cette hypercar profite d’une carrosserie très spéciale, dédiée à l’aérodynamique.

Bugatti a enfin dévoilé la Divo, la version retravaillée de la Chiron. Car autant le dire tout de suite, il s’agit bien d’une Chiron modifiée, et non d’une toute nouvelle voiture : la puissance est inchangée (1.500 chevaux quand même), et l’intérieur reste similaire.

Alors comment justifier le prix de la Divo, fixé à 5 millions d’euros ? Un simple coup d’œil à la carrosserie, et la question ne se pose plus vraiment : l’hypercar est transformée.

Face avant ultra-agressive

Là où la Chiron se voulait élégante GT, la Divo ressemble presque à une voiture de course du futur. Et ça commence dès le bouclier avant, très aéré : la calandre en fer à cheval, marque de fabrique de Bugatti depuis l’avant-guerre, est ici largement agrandie par rapport à la Chiron, et est flanquée par deux gigantesques entrées d’air. Au-dessus, ce qui restera probablement l’un des détails les plus marquants de la Divo : les phares. Un éclairage de jour à LED forme un « C » qui court vers le haut des ailes, alors que les phares eux-mêmes sont réduits à une simple fente, ouverte de 35mm seulement.

Le capot avant est lui aussi marqué par des échancrures. L’objectif, et c’est le leitmotiv qui a guidé tout le travail autour de cette Divo, c’est d’augmenter l’appui aérodynamique. Sur les flancs, fini la grande courbe qui joignait le toit de la Chiron à son seuil de porte en formant une grande entrée d’air ; le trait s’arrête désormais à mi-hauteur, avec un ensemble d’ouvertures pour laisser respirer la bête. On note aussi le drapeau français, rappelant que la Bugatti est bien assemblée à Molsheim, en Alsace.

Tout pour les virages

A l’arrière, la fête se poursuit, avec une arête dorsale qui rejoint un très, très large aileron : 1,83m ! Et sous des feux constitués de 44 lames qui s’éclairent au freinage, on retrouve un imposant diffuseur. Bugatti le répète, la Divo est dédiée aux virages. Et grâce à ce travail sur la carrosserie, la marque a grappillé 90kg d’appui supplémentaire, pour atteindre 460kg à 380 km/h. Grâce à cette portance négative et à un allégement de (seulement) 35kg, Bugatti annonce que la Divo pourra maintenir 1,6G de force latérale en courbe.

Cette performance est également atteinte grâce à une mise au point spécifique du châssis, que Bugatti souhaite bien plus affûter. On l’a compris, la cible de la Divo, c’est le virage. Mais sans en oublier le luxe : l’intérieur, qui évolue certes peu par rapport à la Chiron, est un chef-d’œuvre d’Alcantara et de matériaux nobles. Petit détail qui fait son effet : le siège conducteur est recouvert du « Divo Racing Blue », la couleur spécifique de la voiture, alors que le siège passager reste gris foncé.

Alors, malgré ce tarif stratosphérique de 5 millions d’euros, les 40 exemplaires de la Divo seront probablement vite vendus : si le pari de transformer une lourde GT spécialiste des lignes droites en véritable super-sportive gourmande de virages était risqué pour Bugatti, il semble, sur le papier, avoir été bien atteint.

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