Weah au sommet de l’UA : les mots très attendus du « débutant » devant les « expérimentés »

Quelques jours après son investiture au poste de président de la République, George Weah devrait se rendre à Addis-Abeba. Mister George devenu Mister president of Liberia prendra part à un sommet de l’Union africaine qui s’ouvre le 29 janvier.

L’enfant des bidonvilles de Monrovia compte désormais parmi les grands hommes d’Afrique, voire de la planète. Et il en vivra la première expérience le 29 janvier à Addis-Abeba, lors du sommet des Chefs d’Etat de l’Union africaine. Un sommet placé sous le thème « Remporter la lutte contre la corruption : une voie durable pour la transformation de l’Afrique ».

Un thème que Mister George pourrait aborder avec aisance pour en avoir fait l’un de ses principaux argumentaires pendant la campagne électorale. Il lui faudra donc prononcer des mots sur la corruption qui satisfassent ces millions d’Africains qui, en quête de nouveaux discours à la Sankara, ont cru en la star de football. Ces Africains qui sont visiblement lassés par des discours démagogiques malgré la bonne formulation des problèmes ou thématiques qui touchent le continent. Ces fils et filles d’Afrique auront sans doute besoin d’une certaine virulence et d’une sorte de réalisme en abordant le thème de la corruption.

Mais, si Sankara en 1987 avait mis mal à l’aise ses pairs à Addis-Abeba lors d’un sommet de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), ancêtre de l’UA en évoquant la question de la dette qui, à l‘époque étranglait des économies africaines, la question est celle de savoir comment Weah s’y prendra face à ses « frères ». Autrement dit, quelle sera la posture de celui qui apparemment ne sait pas grand-chose de la politique politicienne moins encore de la real politik face à ses homologues « hommes forts » qui sont pour la plupart fidèles à des principes établis depuis la colonisation comme la Françafrique ?

Selon toute vraisemblance, le premier discours de Weah à l’UA pourrait paraître aussi difficile que l‘équilibre funambulaire. Mais, ses collaborateurs dont Gbezohngar Findley, ancien proche d’Ellen Johnson Sirleaf pourraient aider à anticiper un « faux pas » du président Weah. C’est sans doute à ces fins que le nouveau président libérien l’a nommé ministre des Affaires étrangères au lendemain de sa prestation de serment comme président du Liberia.

 

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