Zimbabwe : suivez en direct les derniers événements

Jean-Philippe Remy, journaliste au Monde, est actuellement au centre d’Harare

 

Jean-Philippe Remy, envoyé spécial du Monde à Harare, est au coeur des manifestations

 

 

 

 

 

Les présidents sud-africain et angolais attendus mercredi à Harare

 

 

Les présidents sud-africain Jacob Zuma et angolais Joao Lourenço se rendront mercredi à Harare pour tenter de trouver une issue à la crise politique au Zimbabwe, a annoncé mardi le chef de l’Etat angolais à Luanda.

 

« Nous avons décidé, moi et le président Jacob Zuma, de nous rendre à Harare demain matin », a déclaré Joao Lourenço à l’issue d’une réunion d’urgence du bloc régional de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) à Luanda.

Les anciens combattants ont appelé la population à manifester aujourd’hui, indique l’AFP.

 

Avec le départ en vue de Robert Mugabe, l’espoir peut renaître au Zimbabwe qui sort dans un état désastreux de plus de trente ans de dictature, écrit Le Monde dans son éditorial du jour.

 

Autour de Mugabe, les soutiens deviennent rares écrit dans un tweet Jean-Philippe Remy

 

 

 

Le parti l’a déjà exclu de ses rangs (et de sa présidence). Maintenant, il s’agit du parlement qui démarre une session sur la destitution du président (du pays). Une procédure engagée pour « faute grave », « manquement à la Constitution », « violation délibérée de la Constitution » ou « incapacité ».

Une fois ce vote acquis à la majorité simple, les deux chambres nomment une commission d’enquête bipartite, qui rédige une résolution de destitution du chef de l’Etat. Dans ce cadre, le président est autorisé à se défendre devant le Parlement.

La destitution doit ensuite être votée à la majorité des deux tiers.

L’immense majorité des élus de la Zanu-PF comme ceux de l’opposition y semble aujourd’hui favorable, le texte devrait donc être voté, mais pas avant quelques jours. Cette option présente toutefois une obstacle politique majeur. Si le président est destitué, il est remplacé par le vice-président jusqu’à la tenue de nouvelles élections. Problème, le candidat favori des militaires, Emmerson Mnangagwa, a été limogé de son poste de vice-président il y a deux semaines, ce qui a provoqué la crise actuelle. C’est donc l’autre vice-président, Phelekeza Mphoko, un proche de Grace Mugabe exclu dimanche du parti au pouvoir, qui hériterait de la présidence par intérim.

A moins que Robert Mugabe n’accepte, lors des négociations avec les militaires, de renommer M. Mnangagwa à son poste.

 

Bonjour Titophe, Grace est invisible depuis une semaine. La plupart des informations disent qu’elle est avec son mari en résidence surveillée, les rumeurs de sa fuite en Namibie n’ont pas été confirmées.

Le parlement a ouvert sa session sur la destitution de Robert Mugabe.

 

 

La session a débuté alors que des centaines de personnes étaient massées à l’extérieur du siège du Parlement pour exiger le départ du chef de l’Etat, 93 ans, assigné à résidence depuis un coup de force de l’armée la semaine dernière.

L’homme « qui ne dort pas mais repose ses yeux » est-il en train de vivre ses dernières heures à la tête du Zimbabwe ?

 

A Hararé, une délégation sud-africaine envoyée par Jacob Zuma a tenté de faire plier le chef de l’Etat de 93 ans afin qu’il démissionne. En vain.

 

 

Emmerson Mnangagwa appelle Mugabe à la démission

 

« Le peuple du Zimbabwe a parlé d’une seule voix. J’appelle le président Mugabe à tenir compte de cet appel au clairon… à démissionner de sorte que le pays puisse aller de l’avant et préserver son héritage, a déclaré Emmerson Mnangagwa qui a été porté dimanche à la présidence de la Zanu-PF en remplacement de Robert Mugabe. J’ai dit au président que je ne rentrerai pas chez moi jusqu’à que je sois satisfait de ma sécurité personnelle, à cause de la manière et de la façon dont j’ai été traité quand j’ai été limogé. »

La crise au Zimbabwe inspire les dessinateurs

 

« Les gens sont venus pour dire au-revoir, dit un homme à Robert Mugabe.

– Au-revoir ?, s’interroge le vieux président. Je me demande où ils vont… »

 

 

Surnommé « le Crocodile », l’ancien vice-président limogé par Mugabe est l’homme fort derrière les militaires.

 

Lâché par les militaires et son parti, Robert Mugabe a refusé de démissionner, lors d’une allocution télévisée. Techniquement, il est encore président de la République, mais sans autre pouvoir que son verbe.

 

Le président Robert Mugabe, au pouvoir depuis 1980, est poussé vers la sortie par ses opposants. Une crise politique dans un Etat déjà très fragilisé.

 

Appel à des manifestations contre Mugabe à Harare, selon l’AFP

 

« Toute la population doit abandonner ce qu’elle est en train de faire et se diriger vers le Toit bleu« , la résidence privée du chef de l’Etat, pour que Robert Mugabe « quitte le pouvoir immédiatement« , a déclaré à l’AFP le chef des anciens combattants Chris Mutsvangwa. « Les manifestations doivent commencer maintenant« , a-t-il ajouté.

Le chef d’Etat, qui dirige le pays depuis trente-sept ans, a tenu, dimanche, un discours de vingt minutes sans renoncer au pouvoir, alors que la pression s’accentue.

 

Quel rôle Pékin a-t-il joué dans le coup d’Etat au Zimbabwe, s’interroge notre chroniqueur après la visite en Chine du chef d’état-major de l’armée zimbabwéenne.

 

Le père de l’indépendance du Zimbabwe, 93 ans, refuse de céder à la pression de l’armée, de son parti et de la population, qui attendent son départ.

 

 

 

Le parti au pouvoir depuis l’indépendance du Zimbabwe, en 1980, doit engager lundi une procédure de destitution contre son ancien chef, qui reste sourd à tous les appels à la démission depuis le coup de force de l’armée.

Le point à 9 h 30 :

 

 

– L’éviction d’Emmerson Mnangagwa le 6 novembre de la vice-présidence du Zimbabwe, sur l’insistance de Grace Mugabe, l’épouse de Robert Mugabe, qui lui disputait la succession du chef de l’Etat, a provoqué l’intervention de l’armée. Depuis la nuit du 14 au 15 novembre, elle contrôle le pays.

 

 

– A la tête du Zimbabwe depuis trente-sept ans, Robert Mugabe refuse de quitter le pouvoir malgré les pressions des militaires, de son parti qui l’a lâché et de la rue. Il l’a dit et répété lors d’une allocution télévisée dimanche 19 novembre.

 

 

– Le Parlement doit engager aujourd’hui une procédure de destitution contre le président, âgé de 93 ans.

 

 

– Selon l’AFP, les très influents anciens combattants du Zimbabwe ont appelé la population à manifester dès « maintenant » pour faire tomber « immédiatement » le chef d’Etat.

 

 

Bonjour et bienvenue dans ce live consacré à la crise au Zimbabwe.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.